Prof débutant | Atténuer le sentiment de malaise

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Prof débutant | Atténuer le sentiment de malaise

Le métier d’enseignant est un beau métier, mais il est très éprouvant. Pas facile de se sentir bien dans ses baskets quand on réalise qu’on ne parviendra pas à effectuer toutes les choses fixées au calendrier. On peut se sentir débordé. Pour ne rien arranger, la relation avec les classes n’est peut-être pas des plus calmes. La fatigue s’accroît un peu plus tous les jours et l’épuisement s’installe. De nombreux facteurs en tous genres peuvent vite déstabiliser un équilibre déjà fragilisé. Nous proposons ici quelques remarques qui pourraient vous aider à trouver des pistes pour atténuer le sentiment de malaise.

Prendre de la hauteur et analyser d’où vient le sentiment de malaise

Les raisons pour lesquelles on ne se sent pas très bien au travail sont nombreuses. On ne sait pas toujours bien les identifier. En attendant, il y a des signes de malaise qui ne trompent pas : fatigue, irritabilité, maux de ventre, manque d’entrain, etc.

On ne peut continuer à enseigner dans ces conditions. Le moment de faire le point et d’analyser ses difficultés est venu. Il faut tenter de comprendre ce qui ne va pas en prenant du recul… pas facile.

Il y a des problématiques pour lesquelles l’enseignant peut trouver des solutions et d’autres non. Petite mise au moins qui devrait rassurer le prof débutant débordé

Difficultés pour lesquelles je peux trouver des solutions

La première des choses à faire est de s’obliger à relativiser.

Tous les enseignants, quel que soit leur nombre d’années d’expérience rencontrent des difficultés. Et cela n’est pas grave en soi !

Le cœur de métier repose sur les relations humaines, et, le professeur le sait mieux que personne, le relationnel est un domaine très mouvant… surtout lorsqu’on a affaire à des adolescents. La relation avec les classes est souvent une source de stress chez le professeur débutant.

Les classes étant différentes les unes des autres. Il est certain qu’il faudra sans cesse réajuster les objectifs d’un cours, revoir le contenu d’une séance, reformuler les énoncés d’une évaluation, etc. Sur ce plan là, en tant que professeur dites-vous : « je peux (et je dois) travailler à améliorer les choses ».

Le contenu de mon cours n’a pas fonctionné avec plusieurs classes ?

J’ai des difficultés relationnelles avec une classe depuis plusieurs semaines ?

Je peux agir. J’ai une certaine marge de manœuvre. Je peux demander de l’aide à mes collègues pour y voir plus clair.

Pour simplifier : je suis responsable du contenu de mes cours et je peux agir sur la relation que j’établis avec mes élèves. Les deux sont perfectibles et peu à peu, je vais trouver des pistes d’amélioration.

Si les difficultés persistent, c’est peut-être que tout ne repose pas sur moi. Il y a des paramètres que je ne peux pas changer… .

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Paramètres sur lesquels j’ai peu de pouvoir

J’ai un groupe classe particulièrement « gratiné » (expression triviale mais tellement vraie) tant sur le plan scolaire que sur le plan du comportement.

Plusieurs élèves sont d’un niveau faible, ont du mal à suivre, traînent des pieds pour se mettre au travail (râlent ostensiblement). Un groupe au contraire est d’un très bon niveau, mais est extrêmement bavard entre deux activités réalisées à vitesse grand V. Il faut les occuper en permanence

Entre les deux extrêmes, un groupe plutôt moyen suit, mais n’est pas moteur. L’ambiance n’est pas géniale et on me fait ressentir que le contenu du cours ne plaît pas vraiment. Je ressens un mauvais esprit très pesant. En bref, ça n’avance pas avec cette classe et c’est de ma faute !! Évidemment. Je n’y arrive pas.

Avez-vous essayé La solution pour faire travailler tout le monde ? Elle est recommandée, mais hélas difficile à mettre en œuvre.

Avec les classes hétérogènes, vous devez faire de la différenciation ! Oui, mais nous sommes encore dans un monde dans lequel les effectifs sont largement supérieurs à 20 élèves par classe ! Surtout au lycée… entre 35 et 38 têtes blondes comme on dit n’est pas rare.

Gardez en tête que le système ne permet pas, dans les faits, de mettre en place une différenciation efficace. Prévoir plusieurs niveaux de cours en fonction des profils des élèves est matériellement impossible, au niveau du temps, de l’espace, du matériel… et de l’énergie humaine.

DONC, le prof doit faire comme il peut avec ces énormes contraintes. C’est très frustrant lorsqu’on débute. On tente d’appliquer ce qui est censé fonctionner et finalement, on doit trouver ses propres stratégies pour parvenir à motiver les élèves.

Et les mettre au point prend énormément de temps… des années parfois.

S’appuyer sur ses qualités atténue le sentiment de malaise

Le bien être au travail passe d’abord par le fait d’avoir une image positive de soi. Encore une fois, il faut penser à soi pour pouvoir s’occuper des autres (en l’occurrence, les élèves).

Cultiver l’estime de soi pour favoriser son bien être au travail

Garder une bonne estime de soi est important. Cette estime de soi est mise à rude épreuve lorsqu’on se sent débordé ou dépassé. On a l’impression de ne pas bien diriger les élèves dans leur travail, de ne pas les faire progresser, de ne pas bien les évaluer, etc. En somme, on peut vite perdre confiance en soi.

Le professeur débutant est sans cesse en proie au doute. C’est tout à fait normal, il n’a pas assez d’expérience pour comparer l’épisode difficile qu’il traverse avec un moment similaire déjà vécu.

Au début, de nombreuses situations sont inédites. On ne peut réellement prendre du recul et relativiser face à une difficulté quand on fait nos propres expériences. Les conseils et les mots rassurants des collègues sont précieux, il faut les prendre en compte.

Mais, disons qu’avant tout, il faut se dire qu’on n’est pas parfait, mais on a des qualités. Être bon sur tous les tableaux est impossible. Dites vous que vous ne pouvez pas à la fois être ultra efficace dans la préparation de vos cours et instaurer une relation de qualité avec vos classes en un rien de temps.

Vous devez prendre le temps de vous adapter aux habitudes de l’établissement, vous entendre avec vos collègues, etc. Tout cela viendra. En attendant, ne doutez pas et ayez confiance en vos qualités.

Vous devez vous appuyer sur vos forces pour gagner en confiance. En adoptant cette attitude, vous allez atténuer le sentiment de malaise qui peut très vite s’installer.

Si vous êtes introverti ou au contraire extraverti, peu importe… Enseignez comme vous êtes. Vos cours vous ressembleront et tant mieux. Rester authentique est un bon moyen de se sentir bien lorsqu’on enseigne, il n’y a pas de masque ni d’image à donner.

Chercher à travailler en binôme

Dans la mesure du possible, préparez vos cours avec un binôme. Vous y trouverez beaucoup d’avantages. Vous limiterez le temps imparti à la préparation de vos contenus pédagogiques. Un point de vue extérieur enrichira votre vision des choses. Le soutien mutuel sera une force pour gagner en compétences plus rapidement.

Voilà pour ces quelques remarques sur le sentiment de malaise propre aux professeurs débutants. Ce sentiment est fréquent dans les premiers temps d’exercice. Dans tous les cas, ne restez pas isolé et faites part de vos difficultés éventuelles dès que possible.

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