Préparer Sa Rentrée d’Enseignant | Check-list Pour Rester Zen

Préparer sa rentrée d'enseignant

Préparer Sa Rentrée d’Enseignant | Check-list Pour Rester Zen

Cet article dresse une liste de conseils très concrets pour préparer sa rentrée d’enseignant. Il est rédigé comme tous les autres articles de ce blog : avec le souci de donner aux jeunes professeurs le plus d’infos pratiques possibles. Ces conseils sont rassemblés ici suite à une réflexion que j’ai menée à partir de mon expérience personnelle. Ils aideront le professeur débutant à se sentir plus zen dans ses nouvelles fonctions. Si vous êtes remplaçant, cela devrait vous intéresser tout particulièrement !

Contacter l’établissement le plus rapidement possible

Si vous avez la chance de connaître le lieu de votre affectation avant la rentrée, la première chose à faire est de contacter l’établissement. Vous atterrirez au standard de l’accueil du collège ou au secrétariat.

Présentez-vous et demandez à parler au principal ou au proviseur. Le but est d’informer la direction que vous êtes nommé sur un poste de l’établissement et surtout de lui signifier que vous allez bien venir !

Pourquoi je vous dis cela ?

Ayant changé d’établissement pendant vingt ans et ayant remplacé énormément de collègues, j’ai pu voir comment fonctionne la DPE (service des personnels) au Rectorat. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas grand chose de fait pour aider un débutant à préparer sa rentrée d’enseignant.

Dans un premier temps, le secrétariat de l’établissement fait remonter le besoin d’un professeur dans telle ou telle matière. Le service en question cherche dans son vivier de personnels remplaçants le premier disponible sur la liste prêt à faire un remplacement au pied levé.

Si c’est votre nom qui apparaît, au mieux on vous joint par téléphone pour vous prévenir et vous demander si vous êtes bien disponible, au pire, on vous envoie un arrêté d’affectation sans vous consulter.

Le mail se perd parfois dans votre boîte mail académique ou votre boîte mail personnelle… .

Deux jours plus tard, l’établissement vous appelle s’étonnant que vous ne soyez pas déjà en classe… . J’exagère à peine ! Et j’ai déjà été nommée sur deux postes à la fois ! Les erreurs d’affectation sont plus fréquentes qu’on pourrait le penser !

Ce que je veux vous conseiller, c’est de prendre contact avec le chef d’établissement le plus vite possible et de vérifier avec lui que l’arrêté d’affectation correspond à ce qu’on vous a dit au téléphone.

Après votre entretien avec le chef, si cela est envisageable, demandez à visiter le lycée et la ou les salles dans lesquelles vous allez travailler. C’est très rassurant de connaître à l’avance les lieux, cela permet de se projeter et ça contribue à réduire le stress de l’enseignant débutant.

Avec un peu de chance, un assistant d’éducation ou un collègue présent le jour de votre visite vous fera faire le tour de l’établissement. Vous prendrez alors vos premiers repères.

Préparer sa rentrée d’enseignant : prévoir une semaine de cours à l’avance

Lorsque vous connaîtrez vos niveaux de classe, mettez-vous rapidement à la préparation de vos cours. Avant cela, faisons le point sur votre situation :

Si vous faites votre rentrée en cours d’année

Vous arrivez certainement en remplacement d’un collègue. Il a peut-être laissé ses coordonnées à votre intention et même des documents pour vous dans son casier. Personnellement j’ai vécu plusieurs cas de figure.

Du collègue qui laisse son numéro de téléphone et vous reçoit chez lui pour vous passer correctement le relais (il vous donne des supports pédagogiques qui vous facilitent le travail), au prof qui fait passer le message au secrétariat comme quoi, il sera injoignable. Ce n’est pas la peine de chercher à le joindre, débrouillez-vous !

Vous allez devoir travailler d’arrache-pied pendant plusieurs semaines.

Si vous arrivez dès la rentrée de septembre :

Vous ne prenez la place de personne, vous êtes contractuel, stagiaire ou néo-titulaire.

Vous avez peu ou pas d’expérience donc quasiment pas de contenu pédagogique de côté. Comment faire si l’on part de quasiment zéro ? 

Tout d’abord, dites-vous qu’il va falloir pourvoir au plus pressé : proposer des activités concrètes à vos classes. 

Le premier conseil est de faire le même cours à toutes les classes du même niveau. Si vous avez trois classes de quatrième, avancez avec le même contenu dans les trois classes.

Attention, vous allez devoir noter à chaque heure ce qui aura été fait. Remplissez scrupuleusement le cahier de texte sur l’ENT (espace numérique de travail) pour chacune des classes. Si vous ne le faites pas vous allez vous emmêler les pinceaux !

Cela risque d’être répétitif pour vous (et un peu pénible) mais vous allez gagner du temps de préparation. Vous verrez que ce qui marche avec une classe ne fonctionne pas forcément avec une autre. Vous devrez faire des ajustements.

Le deuxième conseil est d’utiliser un ou deux manuels scolaires. Demandez au collègue documentaliste de vous en prêter. Il a en rayon plusieurs éditions pour chaque niveau de classe.

Avec le temps vous prendrez de la distance avec les manuels mais au début, ils sont très utiles. Ne prévoyez pas trop compliqué (facile à dire, comment savoir si ce que je prépare est trop difficile ?), d’autant que vous ne connaissez pas le niveau de compétences des élèves. 

Je le répète, partez du manuel de la classe. Choisissez un thème et sélectionnez plusieurs activités qui traitent de ce thème.

Prévoyez en quantité des supports variés. Partez d’un objectif général pour votre séquence (chapitre) et rattachez un objectif secondaire pour chaque séance (= 1 ou 2 heures de cours). Les objectifs sont bien spécifiés dans le manuel en principe.

Consultez en parallèle les programmes officiels mais ne vous noyez pas dans cette lecture fastidieuse (votre temps est précieux), vous y reviendrez un peu plus tard. Choisissez un ou deux supports par séance, pas plus (un texte, un schéma, une vidéo, un graphique, etc) à vidéoprojeter ou sur photocopies. 

L’idéal est de préparer des cours pour trois semaines. Le strict minimum pour une semaine au moins.

Tout noter sur un cahier de bord ou un agenda grand format. Personnellement, je prévois un cahier avec une page par jour que je découpe en fonction du nombre de cours dans la journée. Si j’ai 4 heures de cours, je prépare 4 sections sur ma page.

J’indique la classe (ex : 5ème B, 2nde 3), le numéro de la salle si j’en change (j’ai eu jusqu’à 7 salles différentes chaque semaine, durant toute une année) l’activité prévue et le support (utilisation du manuel ou photocopies). Attention à la gestion des photocopies, c’est du sport, ça prend du temps !

Je note en rouge le nombre à faire (par moi-même ou par la personne de la reprographie). Il faut absolument anticiper le besoin en photocopies, pas question de les faire au dernier moment ! C’est trop risqué ! Vous pourriez vous retrouver sans support pour le cours qui arrive… dans 10 minutes !

Évacuer le sentiment de solitude 

Il y a plusieurs facteurs qui sont difficiles à vivre lorsqu’on doit préparer sa rentrée d’enseignant dans son coin. Le sentiment de solitude et la peur de se tromper. Le premier est assez simple à atténuer. Il faut pour cela vous tourner vers vos collègues. Regardez en premier lieu du côté des enseignants de votre discipline et du côté des collègues qui ont les mêmes classes que vous.

Ne craignez pas de parler de vos difficultés. Confiez vos peurs et vos incertitudes à un ou deux collègues dont vous sentez l’écoute bienveillante. Dites-vous que ce que vous éprouvez, d’autres l’ont vécu avant vous et savent par quels doutes vous passez.

Pour vous sentir plus rapidement à votre place, il faut multiplier les occasions de vous intégrer à l’équipe enseignante. A ce sujet, précisons que la taille de l’établissement peut influer sur votre intégration. 

Dans le premier collège dans lequel j’ai travaillé, il n’y avait que deux classes par niveau et une trentaine de profs, dans le dernier établissement, nous étions environ 160 enseignants pour un effectif d’environ 1800 élèves.

Rien que dans ma discipline, les Lettres, nous étions 14. Inutile de vous dire que je ne voyais pas mes collègues tous les jours. 

Malgré les différences d’emploi du temps, l’éloignement des salles, cherchez le contact avec vos collègues, vous trouverez certainement des oreilles attentives et donc de l’aide. N’ayez par peur de faire part de votre fatigue, vous verrez que vos collègues vous comprendront.

Eliminer la peur de vous tromper

Pour rester zen ou tout au moins éviter de faire monter le stress, éliminez la peur de vous tromper. Le professeur n’est pas infaillible. Au contraire, il se trompe souvent. Il fait des erreurs dans sa préparation de cours (parfois trop ambitieux, parfois pas assez) dans le jugement qu’il porte sur certains élèves, etc. 

Arborer un magnifique sourire

Montrez à vos classes un visage souriant et soyez détendu, le plus que vous pouvez. Si votre expression du visage est fermée, que vous avez l’air sévère ou rigide, vous vous mettez en difficulté. Vous envoyez aux élèves des signaux négatifs et vous réduisez vos chances d’établir la relation de confiance que vous devez mettre en place. Le sourire ne vous empêchera pas de faire preuve d’autorité.

Pour gagner la confiance de la classe, montrez une grande présence en regardant les élèves quasiment tout le temps, cherchez l’interaction avec le groupe en posant des questions. Montrez de l’intérêt pour les réponses et répondez avec enthousiasme. Cet ensemble de petites attentions installe un climat agréable. Vous construisez ainsi votre réputation d’enseignant dynamique et motivant !

Régler les détails d’ordre vestimentaire

Dernier détail qui n’en est pas un pour bien préparer sa rentrée d’enseignant : comment s’habiller ? Je dirais qu’il n’y a pas de règle à respecter en la matière. Le principal est d’être à l’aise avec sa tenue. Ne portez pas de vêtements uniquement pour la circonstance et qui ne collent pas à votre personnalité.

Pour l’anecdote je me souviens d’une collègue qui s’habillait toujours en noir, elle disait que ça l’aidait à être plus sévère ! Quel signal négatif pour les élèves !

Portez des vêtements ni trop stricts ni trop cools, mais qui vous plaisent !

Voilà, j’espère que ces conseils vous seront utiles. N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires :

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